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The Partnership to Cut Hunger in Africa

La Proclamation de Washington sur la Réduction de la Faim

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" Le partenariat doit être plus qu'un mot. Cela doit être un comportement "-
Proverbe de l'Afrique de l'Ouest

Unis dans un partenariat, nous pouvons réduire la faim en Afrique. La réduction de la faim va transformer l'Afrique.

Au cours des 18 derniers mois, une coalition au sens large d'hommes et de femmes de terrain, d'experts, d'hommes et de femmes d'affaires, d'universitaires, d'organisations volontaires privées, et de leaders politiques à travers l'Afrique et les USA s'est constituée pour développer une nouvelle approche à la réduction de la faim et de la pauvreté sur le continent africain. Les 25 et 26 Juin 2001, le Partenariat pour la réduction de la faim en Afrique s'est réuni à Washington pour discuter et amender le document sur le cadre stratégique et le plan d'action, fruit de précédentes rencontres.

Aujourd'hui le contexte politique et économique est plus propice à une réduction durable de la faim et de la pauvreté en Afrique qu'il ne l'était ces quatre dernières décennies. La révolution de l'information, les nouvelles technologies biologiques, la fin de la Guerre Froide, et les diverses réformes politiques et économiques en Afrique, offrent l'espoir que des progrès pourraient être accomplis beaucoup plus rapidement que par le passé. Comme le Président Alpha Oumar Konaré du Mali a noté, " Les leaders africains réalisent parfaitement que les réformes politiques et économiques débouchant sur la démocratisation de la vie publique, la décentralisation, l'économie de marché, la lutte contre la corruption, le respect des droits de l'homme et des minorités, des différences, et surtout la mise en oeuvre d'une politique sincère de recherche de la paix sont autant d'armes entre leurs mains pour combattre la faim ". Nous devons saisir ces opportunités.

Au vu des défis et des opportunités pour l'Afrique, le Partenariat insiste sur la nécessité pour les Etats-Unis d'Amérique et l'Afrique de se donner la main pour réduire la faim en Afrique. Nous reconnaissons que nous bénéficierons tous du développement économique, de la protection de l'environnement, de la stabilité politique et de la sécurité globale qui en résulteront.

Les efforts de l'humanité pour réduire la faim sont nettement insuffisants: 186 millions d'Africains sont toujours mal nourris, et ce chiffre augmente de jour en jour. Le deux tiers de la population de l'Afrique vivent dans les zones rurales. Presque la moitié des populations d'Afrique sub-saharienne, dont la plupart est rurale, vivent avec moins d'un dollar par jour ; aujourd'hui, le niveau de revenu par personne est plus bas qu'il y a trois décennies. La faim et la pauvreté aggravent considérablement d'autres problèmes cruciaux de développement, notamment ceux liés à la nutrition, la santé, y compris le VIH/SIDA, l'instabilité politique et la dégradation de l'environnement. Conscients que la pauvreté est la cause principale de la faim en Afrique, nous déclarons que la faim doit être combattue par un programme de développement à base élargie focalisé sur la réduction de la pauvreté. Malgré ces constats, l'assistance bilatérale des Etats-Unis d'Amérique à l'agriculture africaine a baissé de deux-tiers au cours des douze dernières années. La même tendance est observée pour tous les pays industrialisé. Leur aide à l'agriculture africaine a baissé de moitié, pendant que les financements de la Banque Mondiale ont chuté de trois-quarts. Néanmoins, l'agriculture reste l'épine dorsale des économies et des sociétés africaines.

Produire et distribuer les produits alimentaires à moindres coûts aux consommateurs urbains et ruraux constitue l'attaque la plus globale possible contre la pauvreté. Les familles paysannes ont plus de vivres pour leur propre consommation. Les consommateurs pauvres qui affectent la plus grande partie de leurs revenus à l'alimentation, disposeront de plus d'argent dans leurs poches. En mettant plus d'argent dans les poches des agriculteurs, des transformateurs et des commerçants, la croissance de la productivité agricole stimule la demande pour un éventail de produits nationaux, et partant la création d'emplois pour des millions d'individus. Une telle croissance à base élargie permettre de soutenir d'autres initiatives de développment visant à améliorer la santé (y compris la lutte contre le VIH /SIDA), la protection de l'environnement, le renforcement du système éducatif, le développement des micro-entreprises, et la création de nouvelles opportunités pour les femmes. Les Etats-Unis d'Amérique, à travers l'USAID, ont récemment souligner toute l'importance du développement des systèmes agricoles et alimentaires-et la croissance économique qui en résulte-pour la réduction de la faim et de la pauvreté en Afrique.

Compte tenu de ces constats et en conformité avec le cadre stratégique et le plan d'action amendés, nous, le Partenariat, recommandons que :

  • · Les Etats-Unis d'Amérique jouent un rôle plus proéminent de leadership dans les efforts de combattre la faim et la pauvreté en Afrique ;
  • L 'Administration des Etats-Unis d'Amérique, en collaboration avec les leaders africains, s'efforcent à convaincre l'opinion internationale de l'importance stratégique de la croissance économique rurale en tant que véhicule pour réduire la pauvreté et la faim ;
  • L'Administration et le Congrès des Etats-Unis d'Amérique développent un plan de financement à long terme visant à doubler le niveau de l'aide générale au développement à l'Afrique au cours des cinq prochaines années, avec une augmentation substantielle dans le budget fiscal 2003, dont une partie importante focalisée sur les programmes pour l'agriculture et le développement rural. Ces programmes devraient être bâtis sur un vrai partenariat avec le secteur privé et avec les organisations non-gouvernementales, les coopératives, et les associations de base-garants d'une croissance économique durable ;
  • Les leaders africains fassent de la croissance économique rurale, une priorité stratégique dans les plans de développement nationaux et régionaux ;
  • Les leaders africains mobilisent des ressources financières nationales publiques et privées, pour des initiatives visant à accélérer la croissance économique rurale, et développent des systèmes transparents et crédibles de gestion des ressources nationales et internationales.

Nous faisons appel aux Etats-Unis d'Amérique et à l'Afrique pour développer un partenariat de développement à base élargie pour réduire la faim et la pauvreté, combattre le VIH/SIDA, renforcer la gouvernance, accroître le commerce et accélérer l'allégement des dettes. Nous demandons que ce Partenariat engage la prochaine réunion de la Groupe de Huits en vue de créer un Partenariat Mondial Contre la Faim et la Pauvreté en Afrique.

Nous, les participants à cette Conférence, déclarons que notre effort actuel aboutira à une nouvelle organisation nommée, Partenariat pour la Réduction de la Faim et de la Pauvreté en Afrique, pour coordonner les efforts dans la traduction de cette déclaration en vrai progrès pour ceux qui souffrent de faim et de malnutrition en Afrique. Ce Partenariat est ouvert à tous ceux qui sont dévoués à la cause d'un avenir meilleur pour les enfants d'Afrique.


Du 25 au 27 Juin 2001, les participants d'Afrique, des USA et des organisations internationales se sont rencontrés à Washington pour discuter et amender la version provisoire du Cadre Stratégique et du Plan d'Action du Partenariat pour la Réduction de la Faim en Afrique. Le Partenariat, un effort indépendant entrepris par les USA et les institutions des secteurs publics et des secteurs privés africains ainsi que des organisations humanitaires internationales, est co-présidé par Son Excellence Alpha Omar Konaré, Président de la République du Mali ; le Président Peter McPherson de l'Université d'Etat de Michigan ; le Sénateur Robert Dole et l'Honorable Lee Hamilton. La réunion du 25 Juin a eu lieu à ACDI/VOCA, celle du 26 Juin à American Management Association et celle du 27 Juin au Département d'Etat en présence des co-présidents et de son Excellence le Président John Kufuor du Ghana, les Premier Ministres de l'Ouganda et du Mozambique, le Représentant Spécial du Président du Nigéria, le Secretaire Exécutif du CILSS, le Corps Diplomatique Africain basé à Washington, le Directeur Andrew Natsios de l'USAID, l'Assistant au Secretaire d'Etat Américain Walter Kansteiner III, et des centaines d'autres participants venus d'Afrique, des USA et d'autres pays.


Executive Committee

M. Peter McPherson, Co-chair
President, Michigan State University

Alpha Oumar Konaré, Co-chair
President, Republic of Mali

Senator Robert Dole, Co-chair
Special Counsel, Verner, Liipfert, Bernhard, McPherson and Hand

Lee Hamilton, Co-chair
Director, The Woodrow Wilson International Center for Scholars

David Beckmann
President, Bread for the World

Mary Chambliss
Deputy Administrator, Export Credits, Foreign Agricultural Service, USDA

Imani Countess
Outreach Coordinator, Shared Interest

William B. DeLauder
President, Delaware State University

Stephen Hayes
President, Corporate Council on Africa

Joseph Kennedy
Co-Founder, Africare

George Rupp
President, Columbia University

Emmy Simmons
Director, Economic Growth and Agricultural Development, Bureau for Global Programs, US Agency for International Development

Ambassador Edith Ssempala
Embassy of Uganda

Bob Stallman
President, American Farm Bureau Federation