| Food
Security II -African Hunger |
(36) LE CONTEXTE INTERNATIONAL EN MUTATION
(37) Tandis que les événements en Afrique ont peu à peu amélioré les opportunités pour réduire la faim, les changements de l'environnement international sont beaucoup plus dramatiques. Le monde est aujourd'hui fondamentalement différent de ce qu'il n'était il y a seulement 20 ans, et les opportunités pour le développement à base élargie sont beaucoup plus courantes maintenant.
(38) Mondialisation
(39) Mondialisation est un mot qui a déclenché beaucoup de passions ces dernières années et qui inclut la majorité des changements mentionnés auparavant. D'un point de vue technique et étroit, "mondialisation" a signifié l'intégration croissante de l'économie internationale, et s'est manifestée par un commerce accru, une plus grande mobilité de capitale et de main-d'oeuvre, et du flux de technologie. D'un point de vue plus global, la mondialisation, soutenu par la révolution de l'information, a signifié une interpénétration croissante dans les sociétés traditionnelles d'idées venant de l'extérieur, presque toujours occidentales et fréquemment américaines, de valeurs et de cultures. Les manifestations extérieures de cette interpénétration sont des institutions telles tels que McDonald's et les chaussures sportives Nike.
(40) Le Tableau I illustre certaines des dimensions de la mondialisation. Pendant la décennie allant de 1988 à 1998, la valeur du commerce mondial de produits, exprimée en termes de pourcentage du PIB, a augmente de 33% et la proportion des investissements étrangers direct en PIB a doublé. La médiane annuelle du taux de croissance des exportations au cours de la période 1990-97 était 6,2%; tandis que l'augmentation des exportations excédait la croissance du PIB par un taux moyen de 3,0%. Ces chiffres sont très dramatiques. En se référant au tableau ci-dessous, on constate que pratiquement toutes les régions des pays en voie de développement ont participé à ce processus, bien que l'Afrique n'aie pas eu autant de succès, en particulier en termes d'investissements étrangers, que d'autres régions telles que l'Amérique latine. Néanmoins, la croissance annuelle du volume d'exportation en Afrique sub-saharienne a augmenté considérablement d'une médiane de 2,0% en 1980 à 7,5% en 1990.
(41) TABLEAU I: Intégration économique
| Région | Commerce de Produits en % de PIB(PPP) | Investissements bruts directs étrangers en % de PIB(PPP) | ||
| 1988 | 1998 | 1988 | 1998 | |
| Asie Orientale & Pacifique | 13,3 | 15,5 | 0,4 | 1,3 |
| Europe & Asie Centrale | 9 | 21,1 | … | 1 |
| Amérique Latine | 9,4 | 19,1 | 0,5 | 2,5 |
| Moyen Orient & Afrique du Nord | 17,6 | 17,4 | 0,3 | 0,9 |
| Asie Australe | 4,2 | 4,8 | 0 | 0,1 |
| Afrique Sub-Saharienne | 15,4 | 16,8 | 0,3 | 0,7 |
| Mondial | 21,2 | 28,3 | 1,7 | 3,8 |
Source: Banque Mondiale, World Development Indicators.
(42) La mondialisation offre ainsi des opportunités substantielles. Par exemple, les marchés internationaux de produits et de facteurs croissent à des niveaux historiquement élevés. Cependant, ces opportunités exigent un système de réponse beaucoup plus sophistiqué. Les exportations de produits traditionnels ne suffisent plus à elles seules à entraîner une croissance dynamique en Afrique. Il y a eu un déclin séculaire continu dans les prix des produits agricoles depuis 1960, avec une baisse de l'indice des prix des produits agricoles de 208 en 1960 à 90 en 1999, une baisse moyenne de 2,4% par an. Une portion de cette diminution peut être attribué aux gains de productivité des principaux concurrents de l'Afrique; ceci montre l'importance de l'investissement dans l'agriculture. Par ailleurs, l'accès aux marchés devient plus difficile et plus complexe. De plus en plus, l'accès aux marchés mondiaux exige une spécification plus précise des produits agricoles et non-agricoles. Ceci a été provoqué par l'importance croissante de l'existence de créneaux dans les marches et le désir des compagnies d'établir une fidélité à la marque. Ces développements jouent à présent un plus grand rôle. C'est à dire que les compagnies internationales qui achètent et font la promotion des produits deviennent de plus en plus impliqués dans la coordination étroite de la production et des chaînes de distribution. Participer avec succès dans le marché dynamique mondial des produits spécifiques de plus grande valeur (par opposition aux produits génériques) exige une gestion sophistiquée, un plus grand capital humain, une compréhension profonde des opportunités du marché international, des moyens de transport plus rapides, moins coûteux et plus fiables, des contrôles de qualité, d'emballages améliorés, attention aux normes environnementales et de santé, un environnement plus accueillant pour le capital et la gestion internationale, et une stabilité macro-économique. En même temps, l'Afrique doit faire des efforts considérables pour réduire les frais de commercialisation et pour augmenter la productivité dans la production des produits agricoles traditionnels de l'Afrique destinés aussi bien à la consommation nationale qu'à l'exportation.
(43) Nouvelles technologies
(44) L'un des aspects les plus prometteurs de la mondialisation est le fait que l'information est maintenant beaucoup plus largement disponible et à meilleur marché. Pour une participation efficace à la nouvelle économie mondiale, on doit s'emparer de la révolution de l'information. Quelles sont les opportunités que la révolution de l'information tient pour l'Afrique?
(50) Ce ne sont là que des constats de premier abord car il est difficile de prévoir aujourd'hui ce que la révolution de l'information nous promet dans le futur. Toutefois nous savons que profiter des opportunités qui émergeront, exige un effort sérieux et bien mesuré nécessaire pour s'adapter à un environnement technique en cours de mutation rapide.
(51) Ce qui avait été dit auparavant sur la technologie de l'information s'applique aussi à la révolution biotechnologique. Tout comme avec la nouvelle technologie de l'information, il est difficile de prédire avec certitude comment la biotechnologie sera utilisée pour augmenter la productivité agricole en Afrique. La biotechnologie offre beaucoup d'opportunités tels que de hauts rendements, l'amélioration du contrôle des ennemis de cultures, une plus grande résistance à la sécheresse, la dépendance réduite à l'égard des engrais chimiques, les cycles de production plus courts, et une croissance de valeur nutritive, qui pourraient conduire à une révolution agricole bien plus dramatique que "la révolution verte" de la mi-vingtième siècle. Mais trois obstacles principaux demeurent.
(52) Tout d'abord, la plupart des institutions africaines de recherche et des chercheurs africains n'ont pas encore la capacité d'adapter les innovations biotechnologiques qui sont en train de se développer dans le Nord aux circonstances africaines. Deuxièmement, la plupart de ces avances en biotechnologie sont introduites par les sociétés privées, qui brevètent les avances génétiques, plutôt que par les établissements publics qui voient le matériel génétique en tant que biens publiques. Ceci veut dire que non seulement la transmission de nouvelles technologies est limitée par l'absence d'opportunités de commerce rentable, mais également que la recherche est généralement limitée aux domaines qui ont une importance particulière pour l'agriculture des pays développés. En plus, tout le domaine de la modification génétique a provoqué un certain nombre de questions importantes sur les dangers à l'environnement et à la santé humaine; ces préoccupations rendront plus difficile le transfert rapide de nouvelles technologies en Afrique. Ce ne sont pas des obstacles insurmontables. Cependant, une stratégie pour la réduction de la faim en Afrique doit s'attaquer à ces obstacles et être explicite sur comment l'agriculture africaine pourrait profiter de la révolution biotechnologique.
(53) Flux de capitaux internationaux
(54) Comme mentionné ci-dessus, il y a eu une très grande augmentation du flux de capitaux internationaux, qui atteigne aujourd'hui un niveau 10 fois plus élevé que le niveau de l'aide publique au développement. Malgré ceci, les investissements étrangers directs et les investissement de portefeuille, en Afrique sub-saharienne, sont lents, et ont été toujours concentrés dans quelques pays et dans des secteurs bien déterminés. L'expérience internationale a démontré que le flux des capitaux est très mobile et se dirige toujours vers les pays là où il y a plus d'opportunités. Egalement les investisseurs internationaux ont plusieurs choix d'investissements de telle sorte que les pays avec des risques politiques, ou avec des obstacles tarifaires, ou qui connaissent une instabilité macro-économique, sont abandonnés. Concernant les investissements de portefeuille, les flux de capitaux internationaux sont encore plus instables. Encore, ceci indique que tandis que la mondialisation offre beaucoup de nouvelles opportunités, elle présente également des risques croissants, et exige l'effort concerté et des changements radicaux pour profiter de ces opportunités.
(55) Les nouveaux philanthropes. La révolution technologique a engendré une nouvelle génération de capitalistes extrêmement riches, qui comme les Ford et le Rockefeller avant eux, sont intéressés à redistribuer une partie de leurs fortunes. Ceci a signifié une explosion de nouvelles fondations, et une génération de nouveaux philanthropes, comme Bill Gates et Ted Turner, qui cherchent à l'étranger aussi bien que localement des causes à soutenir. La plupart de ces nouvelles fondations ont des capacités et des mandats limités, se concentrant sur des secteurs sociaux. Cependant, ces nouvelles fondations sont toujours à la recherche du chemin à suivre, et la majorité d'entre elles n'ont pas encore identifié un ordre du jour fixe et particulier de développement.
(56) La fin de la guerre froide
(57) La fin de la guerre froide a changé le climat politique international de manières très importantes. Pendant les trois premières décennies de leur indépendance les pays africains constituaient d'importants, quoique secondaires, champs de bataille dans le conflit entre les grandes puissances. Plusieurs de ces pays pouvaient jouer entre les grandes puissances et les pousser les uns contre les autres, produisant des ressources substantielles qui ont permis des gouvernements corrompus et inefficaces de rester au pouvoir. Les Etats-Unis, en particulier, ont gaspillé des millions de dollars en aide pour soutenir les régimes autoritaires au Soudan, en Somalie, au Libéria et au Zaïre. En même temps, la guerre froide a également produit un conflit idéologique, qui a favorisé le développement du dirigisme et d'autres philosophies autoritaires.
(58) Le nouveau climat politique international permet au Nord d'avoir une relation plus responsable avec l'Afrique, et basée sur un intérêt mutuel de la réduction de la pauvreté et de l'augmentation de la prospérité. Les Etats-Unis ont eu de grandes difficultés à définir une politique étrangère après la guerre froide, particulièrement en ce qui concerne l'Afrique. Les différentes raisons avancées pour justifier l'aide américaine à l'étranger, par exemple la nécessité de produire des biens publics internationaux tels que la santé et la protection de l'environnement, reviennent à la même chose--les Etats-Unis s'en tireront mieux dans un monde paisible et prospère.(8) En Afrique, la paix et la prospérité viendront seulement avec le développement économique, et un programme d'aide étrangère peut favoriser ce développement.
(59) Cependant, les années 90 ont vu une réduction marquée en aide étrangère, avec le niveau global chutant de 56,5 milliards de dollars en 1993 à 51,9 milliards de dollars en 1998. En Afrique sub-saharienne, l'aide réelle par habitant est tombée d'un tiers entre 1990 et 1998. Aucune conscience ne peut supporter une telle situation dans une période de prospérité sans précédent. En ce qui concerne l'agriculture, l'aide a chuté brusquement. Par exemple, la Banque Mondiale a vu ses financements destines au développement rural en Afrique diminuer de 23 projets évalués à 1,0 milliards de dollars en 1990 à 8 projets, évalués à 224 millions de dollars en 1999. En conséquence, au moment même où la communauté internationale a décidé de se concentrer sur la réduction de la pauvreté, comme reflété dans les "objectifs pour le développement international" du Comité d'Aide au Développement, la même communauté a diminué sa capacité d'entreprendre des activités visant à cette réduction.(9)
(60) C'est une grande tragédie. Aujourd'hui, l'Afrique fait face à une crise de développement peut-être historique en son genre. Pour la première fois, en raison de la réforme politique et économique, les grandes opportunités pour des investissements destinées à la réduction de la pauvreté sont évidentes. Pendant les quatre dernières décennies de lutte pour réaliser le développement les Africains et les bailleurs de fonds ont beaucoup appris. L'économie mondiale évolue rapidement et offre de nouvelles opportunités porteuse de promesses. Le changement technologique donne l'espoir que plusieurs des problèmes existants peuvent être résolus. Ce n'est pas le bon moment de reculer en étant si près du but.
(61) Pratiques changeantes des bailleurs de fonds
(62) Priorités changeantes des donateurs et comptes d'affectations. Les priorités des programmes d'aide à l'étranger ont toujours eu tendance à changer au moins chaque décennie. Au cours des années 90, surtout pour répondre aux soucis des électeurs nationaux, une proportion croissante de fonds offerts par les donateurs a été acheminée vers les secteurs considérés comme ayant un impact direct sur la pauvreté, tels que la santé et la survie de l'enfant, ou vers des secteurs qui reflètent les inquiétudes politiques internes des pays donateurs tels que les questions relatives à l'environnement et au genre. Dans la mesure où le budget global à l'aide au développement n'avait pas changé ou était même en baisse, ceci voulait dire qu'il restait moins de ressources disponibles pour les secteurs productifs de l'économie, surtout le système agro-alimentaire.
(63) D'ailleurs, ces pressions semblaient être universelles, et l'idée de l'avantage comparatif entre différents bailleurs de fonds n'était plus monnaie courante. Ainsi tous les donateurs, y compris les donateurs tels que l'USAID et la Banque Mondiale qui d'habitude montraient plus d'intérêt pour l'agriculture, ont transféré leurs ressources dans les secteurs sociaux aux détriment des secteurs productifs. Les pressions des bailleurs pour imposer leurs priorités entraient souvent en conflit avec le développement d'une stratégie nationale cohérente, mais malheureusement beaucoup de pays africains manquaient d'analystes bien formés capables de persuader les donateurs que leurs actions étaient contraires aux priorités nationales de développement (et les pays ont aussi manqué le courage de refuser l'argent des donateurs dont les priorités différaient des leurs).
(64) Ce qui a donc été mis à l'écart c'est une approche équilibrée au développement. Il n'y a aucun doute que l'investissement dans le développement humain, dans les secteurs de l'éducation et de la santé en particulier, est essentiel pour une croissance soutenue. D'ailleurs, les secteurs l'éducation et la santé sont eux-mêmes, des biens publics importants, et ils sont aussi absolument nécessaires pour la croissance agricole. Ceci est aussi vrai pour les investissements dans le maintien de l'environnement naturel. Cependant, la capacité à long-terme d'améliorer la qualité et l'accès à ces services sociaux importants dépend d'une capacité accrue du secteur public à offrir ces services. Cette capacité du secteur public, quant à elle, dépend des revenus du gouvernement qui eux dépendent d'une économie croissante. Il y a un rapport de synergie très clair entre l'amélioration dans les secteurs sociaux et celles dans les secteurs productifs. Au cours de ces dernières années cet équilibre a été perturbé, en particulier dans le programme de l'USAID.
(65) L'obligation de chiffrer les resultats. Les changements dans la pensée stratégique ont mis plus d'accent sur les résultats chiffrables dans les agences d'aide. Dans ce domaine, l'USAID, à cause des réformes faites au niveau de tout le gouvernement américain et codifiées dans le «Government Performance and Results Act (GPRA)», a été le chef de file. Malheureusement, dans la pratique , la mise en application de cette attention particulière sur les résultats chiffrables a été souvent traduit par une attention presque totale sur les résultats à court terme. Ainsi, deux types de programmes de développement ont été souvent négligés: les programmes ayant des résultats indirects ou difficiles à mesurer et les programmes dont les résultats ne sont visibles qu'à long terme. La réduction substantielle de l'investissement de l'USAID dans la formation à long terme et la recherche agricole est l'illustration la plus claire de ce phénomène.
(66) Diminution de la capacité technique. Le transfert de fonds d'investissement des projets de développement agricole et rural vers d'autres secteurs, a également abouti à une grande réduction du personnel technique agricole des agences donatrices. C'est un cycle vicieux, où la programmation réduite a pour conséquence un personnel réduit et vice-versa.
(67) Aide étrangère et organisations non-gouvernementales (ONGs). L'activité politique croissante des organisations volontaires privées (OVP) couplée avec la réduction des capacités des états ont amené les donateurs à dépendre de plus en plus des ONGs. C'est un problème très complexe, liés au processus démocratiques, à la société civile, et aux inquiétudes relatives à l'efficacité du gouvernement. Cependant, la dépendance croissante sur des acteurs non- gouvernementaux, dans la mesure où elle réduit l'engagement des donateurs vis à vis les gouvernements africains, peut avoir l'effet contraire a l'effet recherche. Apres tout, la pauvreté ne peut pas être réduite sans un gouvernement efficace et dont l'agenda principal est le développement.
(68) L'ouverture des marchés de l'OCDE
(69) Si les pays africains veulent être concurrentiels sur le marché international, ils auront besoin de réponses honnêtes de la part des pays de l'OCDE. Il y'a eu des progrès substantiels dans ce sens lors de la dernière conférence des négociations de l'OMC; et surtout avec l'annonce de l'Acte de la Croissance et d'Opportunités Africaines (African Growth and Opportunities Act--AGOA) des Etats-Unis et les nouvelles politiques de l'Union Européenne visant à ouvrir des marchés aux pays en voie de développement. Cependant, jusqu'à présent les politiques agricoles de l'OCDE continuent d'être défavorables aux pays pauvres. Il a été estimé que le montant total des subventions agricoles venant de l'OCDE est égal au PIB des pays sub-sahariens.(10) Ces subventions, accompagnées de l' utilisation désordonnée de l'aide alimentaire, ont amoindrit l'efficacité des marchés nationaux et internationaux ouverts à l'agriculture africaine. Ce problème a été compliqué davantage par le fait que les ONGs ont été victimes de manque de fonds d'aide au développement. Ce qui les a amené à dépendre de plus en plus sur la monétisation de l'aide alimentaire pour financer leurs activités et ils sont devenus ainsi un groupe de pression pour plus d'aide alimentaire. Par contre, la nouvelle flexibilité quant aux fonds ainsi obtenus peut offrir de nouvelles opportunités pour l'utilisation des revenus de la monétisation de l'aide alimentaire afin de renforcer la croissance agricole à long terme.
8. Cependant, il est intéressant de noter que le public américain croit: (1) que les Etats Unis ont une responsabilité morale de fournir l'aide aux pays les plus pauvres; (2) que les Etats Unis donnent 10 fois plus d'aide a l'étranger qu'en réalité; (3) que les Etats Unis devraient fournir plus d'aide aux pays pauvres; (4) que la raison principale devrait être moral plutôt qu'intérêt; et (5) que l'aide étrangère est fréquemment inefficace. Voir University of Maryland Program on International Policy Attitudes: « Américans on Foreign Aid and World Hunger : A Study of Public Attitudes » février, 2001, sur: http://www.pipa.org/index.html
9. Voir: « A Better World for All, Progress towards the International Development », OCDE, juillet, 2000.
10. Voir Binswanger et Townsend, "The Growth Performance of Agriculture in sub-Saharan Africa," American Journal of Agricultural Economics, 82:5, pp. 1075-1086.